Mercredi 16 juillet 2008 à 12:06


Brume se demandait pourquoi le malheur, cette évidence quotidienne semble si rebelle à toute définition objective. Pourquoi se dissimule-t-il si volontiers sous les  apparences d'une faiblesse de caractère, d'une sensibilité excessive ? Pourquoi ses causes sont-elles si difficiles à établir ?
Combien d'échecs,  combien de jour sans manger, combien d'insultes, quelle dose de souffrance physique faut-il pour que le malheur soit certain ? Existe-t-il un seuil du malheur comme il y a un seuil de la pauvreté ? Cette question a-t-elle seulement un sens ? Même une montagne de souffrances, parfois, ne suffit pas à faire un malheur.
Pourquoi certaines personnes, que le destin frappe de plein fouet demeurent inaccessibles au malheur et pourquoi tant d'autres y sombrent sans nul motif apparent ?
La faim, la maladie, la solitude peuvent conduire au malheur, mais le malheur,  c'est tout autre chose que la faim, la maladie, la solitude.
Ne serait-il en fin de compte qu'une illusion ?

Au fond, seule l'expression du malheur est réelle. Le malheur lui-même relève d'une dimension tout autre que celle du réel, du tangible et du mesurable. Le malheur est une maladie de la vie, qui survient quand se rompt le lien fragile qui fait l'unité du moi, quand se déchire la personne, ce masque que nous portons, ce rôle que nous jouons sur le théâtre de la vie, puisque tel est à l'origine le sens de ce mot.


Par maud96 le Jeudi 17 juillet 2008 à 15:20
J'espère que je n'aurais jamais cette sorte de "maladie de l'âme".... C'est vrai qu'en lisant certains blogs, je me sens très malheureuse de ne pas réussir à être malheureuse avec de si beaux mots et des photos si romantiques.
Les enfants des pays pauvres ont souvent le rire facile et un sourire éclatant. A Port-au-Prince, ville de misère s'il en est, l'averse de l'après-midi qui fait déborder les égouts devient aussi occasion de jeu pour les jeunes...
Par welcometoparadise le Vendredi 18 juillet 2008 à 2:34
la définition qui me vient comme ça :
le malheur, c'est quand on croit que ce qu'on vit c'est le bonheur, mais on sent que c'est nul, alors on devient dépressif et même suicidaire, et on se reproche en plus de ne pas savoir apprécier ce qu'on vit.

c'est nul comme définition. désolée. mais j'aime bien tous tes articles, et Brume. je passe sur la pointe des pieds.
Par monochrome.dream le Vendredi 18 juillet 2008 à 16:27
Tu penses que ça se recoud, une personne ?
 

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